Qui est blanc dans cette histoire?

C’est ce genre de spectacle engagé que le Théâtre Jardin Passion aime proposer. Impossible de rester indifférent ! Une réflexion sur les valeurs qui nous animent, conjuguées à ce qui, parfois bien malgré nous, fait partie de notre histoire.

« L’Afrique est sortie de mon ventre. J’ai trois fils métis. Au départ de ce spectacle, il y a une centaine de lettres écrites par mon arrière grand-oncle, missionnaire au Congo Brazzaville à la fin du XIXe siècle. Ma tante me les envoie parce que je porte le même prénom que cet ancêtre commun. Je décide que c’est là que j’ai envie d’aller : là où ça gratte. Je me mets à décortiquer ces lettres, je garde celles qui m’intéressent, je constitue une sorte de puzzle. Je lis des livres d’histoire, de géographie, pour essayer de comprendre dans quel cadre se raconte cette histoire. Je cherche des points de vue de congolais de l’époque. Parallèlement, j’écris une sorte de journal de bord de ce que je ressens pendant ce travail. C’est-à-dire énormément de colère.», raconte Raphaëlle Bruneau.
Ce spectacle met en parallèle trois histoires : celle d’un missionnaire parti au Congo à la fin du XIXe siècle, celle d’une jeune congolaise de la même époque et celle d’une femme d’aujourd’hui, mère de trois enfants métis et consciente de cet héritage colonial. Construit à partir d’archives familiales et de témoignages, ce monologue de Raphaëlle Bruneau pose la question des traces indélébiles que laisse l’histoire coloniale dans les rapports de force d’aujourd’hui et le racisme qui en découle.

 

Dumardi, 28 janvier 2020
Ausamedi, 1 février 2020
Heure20:30
Durée1h
Distribution

De et avec
Raphaëlle Bruneau.
Mise en scène
Marie-Hélène Balau.
Dramaturgie
Mathias Simons.
Régie générale technique
Raphaël Rubbens.
Scénographie et conception lumière
Raphaël Rubbens.
Création sonore
Guillaume Istace.
Diffusion
La Charge du Rhinocéros.
Coproduction
Espace Magh et la Charge du Rhinocéros avec le soutien du Festival de liège