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La compagnie Victor B relève un défi de taille pour sa nouvelle création : adapter Titus Andronicus, une pièce souvent boudée parce que trop forte, trop choc. Et pourtant, avec deux artistes incroyables sur scène, la compagnie namuroise ose et amène la pièce là où elle trouve du sens aujourd’hui !

Pourquoi Titus Andronicus ?
Peut-être parce que ce n’est pas la pièce la plus jouée de Shakespeare. Peut-être parce qu’elle ne serait pas entièrement de lui. Peut-être parce que Shakespeare n’est pas Shakespeare. Peut-être parce que c’est l’une des premières, l’une des plus maladroites aussi, dit-on. Parce qu’elle est violente, sanglante, presque gore. Peut-être parce que le théâtre – même maladroit, même sanglant, même illégitime – reste un miroir du monde. Et que notre monde n’est pas plus reluisant que celui de Shakespeare. Que la soif de vengeance continue d’anéantir les innocents. Que la violence demeure le langage des puissants. Et puis pour le challenge de réinventer cette pièce à 50 personnages et presque autant de cadavres avec seulement deux interprètes et du théâtre d’objets.

Cette pièce est montée, non pas pour jouer avec le sang mais pour révéler la farce tragique que nous rejouons, siècle après siècle. Pour démonter les masques de puissance et rappeler qu’on peut toujours choisir une autre voie.

Du mardi, 18 mai 2027
Au samedi, 22 mai 2027
Information + 16 // Création
Heure 20:30
Durée +/- 1h20
Distribution

Réécriture collective en s’inspirant de Shakespeare – Avec : Lara Hubinont et Simon Wauters – Mise en scène : Jean-Michel Frère – Scénographie : Camille Tota – Lumières : Loïc Mottet – Une production de la Compagnie Victor B.